 |
Samedi 26 Avril 2008 19:30
Vernissage le samedi 26 avril 19H30 - Petit Théâtre
Horaires d’accès du 26 au 30 avril de 10h à 12h et de 14h à 18h.
NORAPOLIS « La ville de l’imaginaire et de la culture numérique »
Le thème de l’édition 2008 s’attachera tout particulièrement aux rapports entre les Nouvelles Technologies et les arts d’aujourd’hui, à l’immersion, la transévolution propre à l’imaginaire du « rêve », symbole parfait de l’innocence du devenir, du jeu de la création absolue, de la genèse d’un nouveau monde imaginaire et subnumérique... Symbole aussi d’un homme qui serait enfin débarrassé de tout ressentiment, de tout cet ensemble de faux-pas originel, qui nous donne encore l’impression d’appartenir à une humanité dégradée, décadente, malade... Il faut donc l’art et l’éducation, l’immersion intuitive de l’enfant dans notre nouveau monde subnumérique, pour que l’homme revienne à lui-même, pour qu’il reconquiert par une transévolution une liberté nouvelle et qu’il crée de nouvelles valeurs de dépassements et de surpassement. Ensuite seulement, il sera comme l’enfant innocent, c’est-à-dire un nouvel homme numérique qui, ayant perdu le monde, veut maintenant regagner son propre monde, le monde de la lumière LUMINA.
> Pascal Silondi, depuis plusieurs années, se consacre au développement de différents projets où se rencontrent environnements virtuels et réels, avec, comme objectif récurrent l’exploration du complexe «Art – sciences – nouvelles technologies de l’information». Il s’intéresse à l’architecture des systèmes et notamment celle des récits interactifs multimédia, « virtual story telling ». Sa culture artistique et technologique a évolué de manière transdisciplinaire interrogeant différents langages contemporains qu’ils soient cinématographiques, vidéographiques, sonores, robotiques et informatiques. Il utilise différents supports (analogiques et numériques) invitant l’espace, le temps, les flux d’information à se jouer d’ « installations systèmes » multimédia, et de représentations digitales atypiques.
> Les collectifs Dardex et Mort2Faim regroupent plusieurs jeunes artistes dont les travaux s’orientent et s’inspirent de l’art urbain. Tant activistes que performeurs, ils se sont d’abord engagés dans l’exploration d’une certaine esthétique du chaos mélangeant une esthétique populaire détournée à une “esthétique par défaut” qui, dans ses moindres débordements, a toujours mis en exergue la réelle fragilité du corps humain face au monde actuel. Sensibles à l’univers du jeu vidéo "8-bits" comme à la révolution de l’ordinateur et des réseaux, ils s’expriment à travers plusieurs médiums comme le laser, la vidéo, le web ou le son. Travaillant en collaboration le Centre International d’Art et de Nouvelles Technologies de Prague (CIANT), Le festival Arborescence à Aix-en-Provence et l'association m2f créations, ils présentent régulièrement leurs travaux sous forme de performances ou d'installations dans différents festivals en France comme à l'étranger.
> Nicolas Boillot. Manipulation et détournement du flux télévisuel Les visiteurs entrent dans une pièce et deviennent involontairement ce qui est donné à voir / Le principe de départ est celui de SamplTV, mais le flux vidéo est issu ici, d’une caméra de «surveillance». Les parcours des visiteurs sont filmés puis extraits et accumulés, de façon spatiotemporelle, sur une boucle. Dans le même temps, les images produites sont projetées sur un écran face aux visiteurs. Ce miroir défilant pose la question de leur mise en scène et de leur identité. Confrontés ainsi en temps réel à leur propre mouvement captif et fragmenté, les spectateurs sont incités à interroger voire à modifier leur comportement. Ils peuvent alors chercher à amplifier ou à minimiser leur impact sur le flux et ils finissent ainsi par s’approprier le processus. Au fur et à mesure de la projection, les règles d’accumulation du dispositif font que les multiples traces laissées par les spectateurs se confrontent et se répondent pour disparaître dans le temps.
> Arscenic /Paris /Luxembourg. Structure dédiée à la promotion et la diffusion des Arts Multimédias et des Nouvelles Scénographies, ayant pour vocation d’accompagner les artistes dans leurs démarches et de leur proposer une interface entre eux et les lieux de diffusion (festivals, théâtres, musées...), entre les créateurs eux-mêmes, entre les créateurs et leur public. Arscenic a pour objet: la production, la promotion et la diffusion d’oeuvres artistiques au plan national et international. De nombreux artistes utilisent les technologies numériques comme moyens d’expression. Depuis quelques années la création numérique s’accélère, grâce notamment à des programmes de soutien à la création tels que le DICREAM. Bien que peu nombreux, ils dénotent l’intérêt croissant que les artistes et le public prêtent aux technologies de l’image et du son et à l’outil informatique au service de la création. Cependant, trop de réalisations ne trouvent aucun lieu de diffusion, faute de moyens, faute de correspondre à des critères économiques ou esthétiques. A l’échelle européenne, les projets artistiques liés aux technologies dites de “l’information et de la communication” (TIC) se développent aussi et sont soutenus par des programmes spécifiques (Culture 2000 par exemple) et financés par la Commission Européenne. De telles initiatives participent à la reconnaissance institutionnelle des Arts numériques/multimédias. Néanmoins, il reste beaucoup à faire dans ce domaine. Si l’on veut que ces nouvelles formes artistiques continuent à exister et rencontrent leur public, la question de la diffusion de ces oeuvres doit faire partie du débat. Beaucoup trop nombreux sont les artistes qui, après s’être démenés dans les méandres de la production et de la réalisation, sont confrontés seuls et sans aucune ressource à la fatidique phase de diffusion de leur oeuvre. Arscenic a pour vocation de développer la diffusion de l’Art Numérique en France et à l’étranger. Fort de son expérience et de ses contacts privilégiés avec la sphère artistique contemporaine, l’association entend développer des réseaux de diffusion spécifiques aux arts numériques et nouvelles scénographies afin d’étendre leur visibilité à l’ensemble des structures culturelles nationales et internationales (musées, galeries, Scènes Nationales, Centres Dramatiques Nationaux, festivals, biennales, lieux d’exposition,...).
> Cédric Bernadotte. Architecture d'urgence. réappropriation de l'espace public sous forme d'interventions / Avec une économie de moyen affirmée, scotch, film d'emballage, bâche plastique, réinvente la vie; le mobilier urbain lui inspire de nouvelles situations, de nouvelles fonctions. La ville, où toutes les formes sont possibles, plus ludique, plus multiple que les dispositions mono-fonctionnelles qui sont proposées. L'artiste prône le repos dans ces villes en mouvement perpétuel, et met en évidence que le citoyen a un rôle très important à jouer dans le développement et la construction du milieu dans lequel il vit.
> Sylwia Ulrich. VIDEOJONGLAGE /Percevoir, éprouver et aussi concevoir c'est vouloir (en fabricant des percepts, des affects, et des concepts) rendre sensible le temps. - Philippe Berger L’exercice de vidéojonglage en souscrivant à cette idée, consiste à improviser librement des agencements de sensations multiples, dans une manière de théâtre multimédia expérimental. Récit imagé à scénario ouvert. Théâtre d’objets virtuels, marionnettes hybrides empruntées au quotidien, jeu de transparences. Le mouvement, l'action non haptique du spectaCteur en présence de l'oeuvre interactive (potentielle) provoque une narration chorégraphique poétique issue de la rencontre entre l'ombre réelle et son pendant virtuel.
> Cédric Christler. MULTICIEN / A travers une réflexion sur la perception de l’environnement virtuel liée à l’implication efficace du spectateur, Cédric Christler entreprend l’étude et la conception d’univers de synthèse se référant au monde réel ou onirique.
> SONACORPS. Le spectaCteur (spectateur et acteur) est invité à explorer un espace sonore connecté à ses propres mouvements. Le timbre, la rythmique se font l’écho d’une chorégraphie improvisée, générée en temps réel. Une partition visuelle en 3D se génère faisant écho au comportement, à la gestuelle du visiteur.
http://myspace.com/norapolis http://norapolis.org
Coproduction ACNT et Ars Multimédia. |